Quand ton enfant est intimidé dès la première année…

Est-ce que ça se peut l’intimidation dès la première année? 

Je ne pensais jamais avoir à faire face à ce genre de situation dès la première année mais c’est bien ce que ma poulette a vécu il y a tout juste quelques semaines!

Au moment de publier ce texte, je suis contente de vous dire que la situation est réglée. Mais… en novembre et décembre dernier, j’étais une maman qui cherchait à tout mettre en oeuvre pour faire cesser l’intimidation dont ma fille était victime et je suis allé chercher de l’aide pour le futur afin que notre fille sache se défendre. Mais ouf… quelle situation embêtante et stressante!

Je vous avoue que j’ai dû prendre du recul avant de publier ce billet très personnel où je fais en quelque sorte une liste de mes ratées! Il y a toujours des premières dans la vie et cette situation en était une et j’ai beaucoup appris. Si j’ai tenu à aborder ce sujet, c’est parce qu’il faut en parler et cesser de banaliser cette violence que plusieurs jeunes vivent au quotidien. J’ai remarqué que plus j’en parle autour de moi et plus je réalise que tout le monde a sa petite histoire, que mon histoire est banale même. Je me dis qu’on a un problème et qu’il faut agir!

J’ai décidé de vous raconter l’histoire d’intimidation vécue par ma poulette et les leçons que j’en tire.

Comprendre ce que mon enfant vivait à l’école

Je suis une maman hyper présente pour notre fille, lorsqu’elle rentre de l’école on a toujours une discussion pour faire un mini bilan de sa journée et malgré ça, je n’ai absolument pas compris sa détresse. Pire encore, aux situations problématiques qu’elle vivait, je lui offrais des conseils pour qu’elle se positionne en victime… 🙁

Si j’ai si longtemps banalisé ce que ma fille vivait, c’est parce que les situations vécues par des enfants de 6-7 ans me paraissaient anodines. Un jour, les mots qu’elle employait ont changés, je voyais qu’elle voulait de moins en moins aller à l’école, ma poulette perdait son joli sourire. Mais déjà, j’étais en contact avec les intervenants de l’école pour comprendre ce qui n’allait pas mais personne (même pas moi) ne comprenait qu’elle vivait de l’intimidation dès qu’elle mettait les pieds hors de sa classe.

Intimidation - définition | Maman Consomme
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Petit conseil : comme parent, tu dois connaître la définition de l’intimidation et être en mesure d’identifier les situations que ton enfant vit et l’impact sur lui et exiger qu’elles se règlent rapidement. 

Un soir, probablement lassée de se confier à sa maman qui ne faisait pas bouger la situation, notre fille a vidé son sac à son papa et on a CAPOTÉ. Elle a vidé son sac pendant au moins 30 minutes en pleurant…

Le soir même, on communiquait avec tous les intervenants et la direction de l’école pour donner la définition de l’intimidation et identifier les situations problématiques clairement, tout en demandant qu’on règle la situation rapidement. Fort heureusement, on nous a pris au sérieux et en moins de 2 semaines, le problème semblait être résolu. La beauté à cet âge c’est que ça se règle assez facilement quand on s’en occupe.

Mais ouf, je suis passée par toute la gamme d’émotions les dernières semaines avant le congé des fêtes. J’appréhendais aussi le retour du long congé mais je suis contente de vous dire que tout semble aller pour le mieux.

Ping Avale Soucis | Maman Consomme
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Analyser la situation avec le recul

En ce moment, je suis à cette étape et je la trouve très importante puisque j’avais des enseignements à tirer sur ma manière de traiter la situation.

En toute honnêteté, je ne suis pas super fière de moi mais je vais me le pardonner puisque c’était une première. C’était difficile de dire comment j’allais réagir avant de vivre ce genre de situation.

Pour dire vrai, j’ai traité la situation d’une manière tellement émotive que ça m’a demandé une énergie folle. J’en ai même fait de l’insomnie. Ce qui se passait en moi était intense et douloureux mais aussi TRÈS disproportionné par rapport à la situation que ma fille vivait.

Je comprend aujourd’hui que je me sentais coupable d’avoir minimisé les plaintes de ma fille depuis le début de l’année, j’avais failli à ma tâche de maman.

Je suis parvenue à régler la situation mais pas comme je l’aurais voulu. Pendant que je tournais en rond et que je vivais mes montagnes russes d’émotions, j’en suis venu à oublier le plus important : offrir une oreille vraiment attentive à ma fille. Difficile de s’occuper de la souffrance des autres quand on se place dans l’état que j’étais…

Parce qu’on ne fait pas tout mal dans la vie, je peux quand même me lancer des fleurs pour mes communications constantes et détaillées avec les intervenants de l’école, pour leur avoir exprimé ma gratitude et leur avoir apporté tout mon soutien pour que la situation se règle rapidement. En toute honnêteté, les intervenants à l’école ont réglé la situation d’une main de maître tout en gérant la maman un peu trop intense que j’étais, je suis totalement satisfaite.

Je réalise que lorsque mes enfants souffrent, je souffre encore bien plus qu’eux! Il me faudra apprendre à gérer cela parce que j’ai bien peur que cette particularité fasse en sorte que mes enfants ne viennent plus se confier à moi en vieillissant ou encore que je ne sois pas la bonne personne pour les aider à régler les situations problématiques.

La leçon que je tire de tout ça, c’est Gère toé la mère! Ça l’air bête mais c’est franchement le meilleur conseil que je puisse me donner pour la suite des choses. 🙂

Réfléchir à la prochaine fois

Pas parce que je souhaite revivre cette situation de sitôt mais j’aimerais mieux ne pas jouer à l’autruche pour la suite des choses, j’ai décidé de m’informer.

Les statistiques sont bouleversantes et on voit clairement que c’est super naïf de se dire qu’on est armé pour une telle situation. Quand je regarde les cas de suicide ou encore, quand je vois des vidéos des jeunes en détresse partagées des millions de fois sur les réseaux sociaux, on se dit que notre portée de parent est bien limitée. NON, on ne peut pas se faire justice ou contrôler ce qui se passe entre les murs des écoles et OUI c’est toujours la victime qui paye pour l’inaction de l’entourage.

J’ai compris en vivant cette situation que comme parent, c’est confrontant car on s’était promis de tout faire pour notre enfant si cela se produisait. Dans les faits on réalise qu’on ne change pas notre enfant d’école en 2 jours, que les solutions rapides et efficaces (et légales) sont inexistantes, qu’on ne peut pas protéger notre enfant comme on lui a promis…. Ça fait mal…

Non à l'intimidation par Nancy Doyon | Maman Consomme
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On fait quoi alors? Je n’ai pas d’autre réponse que celle-ci : on fait de la prévention, on outille notre enfant pour faire face à la vie en société.

Parce que je sais maintenant qu’il y aura probablement une prochaine fois si on ne fait rien, on a décidé d’armer notre poulette du mieux qu’on pouvait. Comment? En l’amenant consulter une psychoéducatrice pour qu’on lui donne des trucs pour prendre sa place, pour ne pas être une victime. En travaillant sur moi-même afin d’être en mesure d’écouter et d’entendre réellement ce que mes enfants me disent, en leur donnant l’exemple.

Merci aux Éditions Midi Trente pour la copie du livre Non à l’intimidation, j’apprends à m’affirmer de Nancy Doyon et Merci à Ilot 307 pour l’adorable Ping Avale-Souci.

 

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About Maman Consomme

Je suis la Maman Consomme officielle du blogue! Je suis aussi la fière maman de Romie (2011) et Julien (2014). Ancienne agent d’assurance qui s’est recyclée dans le domaine de la santé et de la sécurité au travail mais qui a fait des bébés au lieu d’exercer ses nouvelles compétences!
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