Jeudi confession – la culpabilité

NON-COUPABLE!

Je dois vous avouer quelque chose, je suis très loin d’être parfaite mais j’ai un petit quelque chose qui est quand même extraordinaire quand je me compare aux autres mamans : je n’ai pas la culpabilité facile! Des fois je me dis que c’est mon côté gars. 🙂

Je ne suis pas tout le temps fière de moi, je suis loin de la perfection, je marche beaucoup à la méthode essai-erreur et je me trompe souvent. J’ai déjà été la reine de la remise en question, j’en ai noirci des pages dans ma vie pour essayer d’y vois plus clair et de m’améliorer. Un jour, je suis devenue une maman et j’ai eu un déclic.

J’ai réfléchi à mon affaire et j’en suis venue à la conclusion suivante : si j’ai fait de mon mieux, la culpabilité n’a pas lieu d’être. POINT À LA LIGNE. Et s’il y a un domaine où je fais 100% du temps de mon mieux, c’est bien avec ma fille. Et oui même en faisant de mon mieux, j’arrive à prendre de mauvaises décisions, à crier de temps en temps ou à m’impatienter. Mais je suis pas pire, j’arrive aussi à m’excuser et à faire la paix avec elle chaque fois que ca arrive. Il n’y a pas un soir où elle se couche en doutant de mon amour pour elle, peu importe comment s’est passé la journée.

Chez nous, au lieu de culpabiliser, on reconnait qu’on aurait pu faire mieux et on cherche des solutions pour la prochaine fois.

Quelques pistes de réflexion qui m’ont amené là :

  • Qu’est-ce que je transmet à ma fille quand je laisse la culpabilité s’emparer de moi?
  • Qu’est-ce que la culpabilité apporte dans notre relation, dans notre vie de famille?
  • Ca m’apporte quoi à moi personnellement? Est-ce que ca me fait prendre les bonnes décisions pour l’avenir?
  • Pourquoi culpabiliser aussi facilement au lieu de se pardonner, de s’excuser et de continuer notre bon travail?
  • Qui/quoi me fait culpabiliser? La comparaison, les commentaires… Comment m’en protéger?
  • Chercher des solutions au lieu de culpabiliser, est-ce plus rentable?

Toute ma réflexion m’a fait déduire que la culpabilité est une réaction automatique lâche à toutes les situations que je dois changer. Je trouve que ca se compare beaucoup au ‘je ne suis pas capable’ des enfants devant une difficulté. À quelque part, l’enfant comme l’adulte ne veut pas faire l’effort de pousser sa réflexion pour trouver sa solution. Pourtant quand on fait le petit effort supplémentaire, on en sort tous gagnants. Quand on est en mode ‘pas capable’ ou ‘culbabilité’, on est déjà dans l’acceptation d’une situation qu’on trouve frustrante et qui le restera. Je me dis qu’on coach nos enfants ‘pas capable’ chaque jours afin qu’ils surmontent leurs difficultés mais le problème quand on est maman, c’est qu’on aurait besoin du même coach bienveillant pour nous aider à aller au delà de notre culpabilité et trouver nos solutions. La beauté de la chose, c’est que si on ne parvient pas à être son propre coach, aujourd’hui on en trouve qui en font leur profession.

Quelques références et je suis sûre qu’il y en a plein d’autre :

Vous sentez-vous facilement coupable de tout? J’ai envie de vous dire de faire le même exercice la prochaine fois où vous culpabiliserez, demandez-vous si vous faite de votre mieux (ne vous demandez pas si vous êtes parfaite, c’est pas du tout pareil). C’est simple et efficace. Si vous n’êtes pas en train de faire de votre mieux, cherchez des solutions pour y parvenir et profiez-en pour vous excuser à votre enfant.

  1. Julie

    juin 5, 2014 at 9:34

    Eh bien moi, je me sens très souvent coupable! C’est drôle que tu abordes ce sujet aujourd’hui, j’ai justement écrit un long billet sur mon sentiment de culpabilité d’envoyer mon fils à la garderie, récemment. Je ne vois pas ce qu’il y a de lâche à se sentir coupable, par contre. C’est un sentiment comme un autre et chacun ressent les choses à sa façon. Dans mon cas, c’est causé par ma peur de me tromper, de faire les mauvais choix. Mais je vais m’inspirer de toi et travailler là-dessus : je fais de mon mieux et mes enfants savent à quel point ils sont aimés, c’est ce qui compte!

    1. Suzy Wong

      juin 5, 2014 at 3:04

      Je me retrouve beaucoup dans ce que tu viens d’écrire. Depuis que je suis mère, j’ai une peur bleue de me tromper quand il s’agit d’envoyer ou de ne pas envoyer mon fils à la garderie. Dès qu’on me demande pourquoi mon fils reste à la maison avec moi, immédiatement j’ai vite la réflexion que je fais le mauvais choix au lieu de faire confiance à mon jugement et à celui de mon chum.
      Mais comme je culpabilise aussi vite que je déculpabilise, j’ai bien plus l’impression de me remettre en question (ce qui est à mon avis pas du tout mauvais) plutôt que de réagir en lâche. Ce qui compte, comme le dit Caroline, c’est de faire de son mieux et de réellement le ressentir. Dans mon cas, que ce soit en tant que mère, conjointe, fille, amie, employée ou autre, j’agis toujours de la sorte. lolll

  2. MamanConsomme

    juin 5, 2014 at 10:50

    Pour ma situation personnelle, culpabiliser est ma réation automatique lâche car je sais qu’au fond, chaque fois que je prend la peine de passer par dessus et chercher des solutions, tout se remet en place. Depuis que je suis maman, aussitôt que je sens venir la culpabilité, je me questionne à savoir si j’ai fait de mon mieux. C’est le meilleur moyen que j’ai trouvé pour la chasser de ma vie. 🙂

    La beauté c’est qu’on se rend compte rapidement que la majorité du temps, on a fait de notre mieux. Quand ce n’est pas le cas, on rectifie le tir. On atteint pas toujours la perfection mais au moins, en sachant qu’on a fait de notre mieux selon les circonstances on ferme la porte à Madame Culpabilité. Et puis des fois, la seule issue possible est d’accepter la situation car on n’y peux rien (oui ca arrive).

    Les mamans s’en mettent énormément sur les épaules et elles exigent d’elles rien de moins que l’excellence. C’est tellement facile pour la culpabilité de s’immicer dans toutes les failles de notre chateau de cartes qu’à quelque part, c’est dangereux.

    Nos enfants nous imitent et pour moi tout le problème est là. Sans nous en rendre compte, on leur lègue pas mal plus que ce qu’on voudrait. En tout cas, ca me fait prendre conscience que je dois assumer mes choix, me donner droit à l’erreur, être indulgente avec moi-même… Ce sont des choses que je voudrais transmettre à mes enfants mais comme on ne transmet pas ce qu’on est pas… Faut que j’y travaille et c’est comme ca que j’ai compris que je devais montrer la porte à Madame Culpabilité. 🙂

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